26 octobre 2013

Le Festival du premier roman de Chambéry


Crédit photo: Éditions Druide
Pour découvrir de nouveaux auteurs, je vous suggère de visiter le site du Festival du premier roman de Chambéry, qui en est à sa 27e saison de lecture:

«Un large choix de premiers romans issus de publications francophones et européennes est diffusé auprès d’un réseau international de 3000 lecteurs. Ces lecteurs [...]échangent et débattent au sein de leur club de lecture ou lisent en solo avant de voter pour leurs auteurs favoris. Et c’est à partir du palmarès final que la programmation de chaque nouvelle édition [du Festival] s’établit.» 


Crédit photo: Éditions Boréal





Au Québec, la librairie Gallimard de Montréal a organisé un club de lecture, dont les membres (j'en suis!) se réuniront toutes les trois semaines, du 21 octobre à la fin janvier, pour partager leurs idées et impressions sur les livres lus. Nous voterons ensuite pour choisir quels auteurs seront invités a festival littéraire Metropolis bleu, qui aura lieu à Montréal en 2014 et s'est associé au Festival de Chambéry.

Pour tout savoir, vous pouvez lire le blogue du club de lecture de la librairie Gallimard de Montréal, sur lequel vous trouverez plein d'informations sur les 30 romans (15 français et 15 québécois) en lecture dans le club, ainsi que nos comptes-rendus de lecture.


19 octobre 2013

Entrevue avec l'écrivain Patrice Robitaille

J'ai publié en juillet dernier sur «Bible urbaine» une critique du livre de l'écrivain québécois Patrice Robitaille, «Le cartel des volcans», paru aux Éditions David. J'ai eu le plaisir de rencontrer l'auteur et il m'a parlé avec beaucoup de générosité de son parcours littéraire.

Patrice Robitaille
(Photo par Caroline Legouix)

 Vous pouvez lire le compte rendu de cette entrevue sur le site de «Bible urbaine»: Entrevue avec l'écrivain Patrice Robitaille: écrire pour trouver des réponses

12 octobre 2013

Café littéraire avec Éric Dupont, auteur de «La fiancée américaine»

Crédit photo: Marchand de feuilles
La Société littéraire de Laval (SLL) a organisé le mardi 8 octobre, au Collège Montmorency (Laval), un café littéraire avec Éric Dupont, animé par Madeleine Dalphond-Guiral. Éric Dupont a publié en 2012 aux Éditions Marchand de feuilles un roman lauréat du 20e Prix des Libraires 2013 et du Prix des collégiens 2013. Il est aussi finaliste pour le Prix des cinq continents 2013.

«La fiancée américaine» ou la réappropriation du passé d'Éric Dupont

Éric Dupont et Madeleine Dalphond-Guiral
Crédit photo: Caroline Legouix

Le déclencheur de l'histoire de «La fiancée américaine» est une anecdote racontée par le père d'Éric Dupont à son fils: il avait rencontré une femme qui, des années auparavant, avait dû se rendre en secret à New York pour se faire avorter. Revenue ensuite au Québec, elle avait gardé longtemps le silence sur cet épisode de sa vie. L'écrivain avait été interpellé par l'idée d'une personne qui vit dans le silence et il s'était posé des questions.

L'évocation de la famille de l'écrivain, et de son entourage proche, a été continuelle tout au long de la soirée. Tout comme les lieux qui ont marqué Éric Dupont. Tout d'abord, Rivière-du-Loup, qu'il a quitté à regret quand la famille a déménagé, lorsqu'il était encore un enfant: «Je n'étais jamais vraiment parti de Rivière-du-Loup», a-t-il précisé. Il a continué en disant qu'il était en train de magasiner une terre là-bas: «Je voudrais acheter un bout du bas du fleuve!»

On comprend, en percevant la passion de l'auteur quand il parle de son livre, que son travail d'écriture a été un long parcours intérieur dans son passé. Il nous a parlé de ses vieilles voisines, en Allemagne, qui ont donné naissance à des personnages, de sa famille d'accueil en Autriche lors de son premier séjour à l'étranger, à 16 ans, de ses nombreux voyages à Rome, de son travail d'enseignant à Toronto dans un milieu indifférent à la francophonie et où il a été malheureux.

Il est difficile de résumer toutes les sources d'inspiration pour les personnages, les lieux et, même, les objets apparaissant dans son livre (Ah! le cendrier juché sur une patte d'orignal et qui était chez sa grand-mère...) Que d'anecdotes récupérées, que de tranches de vie racontées, que de paysages explorés, pour enrichir un texte foisonnant dans lequel Éric Dupont ne renie pas les influences de John Irving, Michel Tremblay et Marcel Aymé. Pour écrire «La fiancée américaine» (qui lui a demandé sept ans de recherches), Éric Dupont a dû s'isoler: «devenir presque un moine». «La fiancée américaine, c'est l'histoire de la réappropriation du passé», a-t-il confié.

Éric Dupont a publié trois livres avant «La fiancée américaine», tous parus chez Marchand de feuilles: «Voleur de sucre» (2005), «La logeuse» (2007) et «Bestiaire» (2008). L'auteur partira en janvier passer trois mois à Belo Horizonte, au Brésil, faire des recherches pour son cinquième roman.

«La fiancée américaine» paraîtra prochainement en France. Éric Dupont ne pouvait nous dévoiler le nom de la maison d'édition... Tous les paris sont ouverts! (Gallimard? Albin Michel? Robert Laffont? Grasset? ou un autre grand éditeur?)

Un livre qui me reste à lire

Si j'ai écrit cette chronique, c'est parce que j'ai écouté Éric Dupont lors de ce café littéraire. Je trouve toujours intéressant d'entendre un écrivain parler de son livre. C'était passionnant, même si je n'ai pas encore lu «La fiancée américaine»... Eh oui, je n'ai pas écouté le conseil de Danielle Laurin, critique pour Le Devoir, qui écrivait dans son article: «L'explosion Éric Dupont»: «Ne vous laissez pas démonter (...) par les caractères d'impression presque microscopiques!» Pourtant, même Éric Dupont a reconnu mardi soir qu'il avait eu la même réaction que tout le monde quand le livre est sorti (c'est écrit petit!).

C'est tout à fait le genre de livre que j'aurais envie de lire en numérique (pour agrandir la police), mais cette version n'est pas encore proposée par l'éditeur à la date où j'écris cette chronique. Ce n'est pas grave, je patienterai en lisant les autres livres d'Éric Dupont!

5 octobre 2013

Le parcours du débutant (4/4)

Trouver un éditeur

Louis-Philippe Hébert, écrivain et éditeur des Éditions de la Grenouillère

Les Éditions de la Grenouillère
Si vous voulez savoir qui est mon éditeur, Louis-Philippe Hébert, vous pouvez lire le numéro 151 (automne 2013) de La revue «Lettres québécoises», dans lequel un dossier complet lui est consacré. Il dirige les Éditions de la Grenouillère depuis 2010. Cette jeune maison d'édition implantée dans les Laurentides a fait partie, en mars 2012, de ma liste d'éditeurs sélectionnés pour envoyer le manuscrit de «Visite la nuit» (qui s'appelait provisoirement «L'insolitude»).

Une semaine plus tard, je recevais un courriel de la directrice littéraire de la Grenouillère, France Boisvert, qui me proposait un rendez-vous. Je l'ai donc rencontrée. Nous avons parlé de mon manuscrit puis elle m'a proposé dans la foulée un contrat d'édition (cela allait encore plus vite que ce que j'avais imaginé!).

J'ai pris quelques jours pour réfléchir puis j'ai signé le contrat et je l'ai envoyé à l'éditeur. Quelques semaines plus tard, lorsque j'ai reçu le contrat contresigné, j'ai écrit aux autres maisons d'édition pour les avertir que mon manuscrit n'était plus disponible. Une adjointe à l'édition a pris la peine de m'informer en retour que mon manuscrit avait eu un rapport positif du comité de lecture, et qu'elle venait tout juste de faire une recommandation à l'éditeur. Cette information m'a fait très plaisir, car cela me confirmait que mon recueil pouvait intéresser différents lecteurs.

Publier des nouvelles en revue et participer à des concours
Avant que mon recueil «Visite la nuit» ne soit terminé, j'avais publié quelques nouvelles en revues. J'en ai parlé dans ma chronique De la nouvelle au recueil (1). J'y ai écrit, notamment, que les revues littéraires sont un tremplin pour les auteurs qui débutent. Mais il faut savoir que ces revues publient également des écrivains d'expérience.

Pour mes premières soumissions de nouvelles, j'avais ciblé les revues XYZ. La revue de la nouvelle, Moebius, Brèves littéraires, Virages, Art Le Sabord, Zinc, Écrire (ainsi que Biscuit Chinois, qui a malheureusement cessé de paraître en 2010). Je vous suggère de visiter le site de la Sodep (Société de développement des périodiques culturels québécois). Vous aurez toutes les informations sur les revues citées plus haut et bien d'autres encore.

Les concours de nouvelles offrent aussi une bonne occasion d'exercer son écriture. Pour connaître les principaux concours, je recommande pour le Québec le site de la Banq (Bibliothèque et archives nationales du Québec), et en France, le site Bonnes Nouvelles. Si vous avez d'autres sites à suggérer, n'hésitez pas!