24 novembre 2014

Salon du livre de Montréal 2014

Le 1er février 2014, j'annonçais une pause pour mon blogue pour cause de rédaction de roman (lire ma chronique: Une bourse de CALQ pour mon projet de roman)... mais il y a toujours des exceptions à une règle, notamment à l'occasion du Salon du livre de Montréal!

J'y étais samedi 22 et dimanche 23 novembre. Encore une fois, l'expérience a été stimulante, enthousiasmante! Pouvoir parler de mon livre aux lecteurs qui s'arrêtent quelques instants au stand de La Grenouillère est très enrichissant. J'ai eu, comme lors de chaque salon, de vraies et belles rencontres, même si leur brièveté les fait s'apparenter à un speed-dating littéraire ;-).

Quand les visiteurs décident d'acheter mon recueil, je pense que c'est parce qu'un élément de ce je dis éveille un intérêt particulier, provoque une résonance qui donne envie de lire mon livre. Une lectrice, Françoise, m'a dit: «Vous êtes ma surprise du salon!» En lisant quelques lignes dans mon livre, avant de l'acheter, elle a fait un rapprochement entre mon écriture et celle de Colette, qu'elle aime beaucoup et c'est ce qui l'a décidée. Il se trouve que j'ai découvert Colette vers 12 ans et cette écrivaine fait partie de mes influences littéraires précoces.

J'ai également dédicacé mon livre à Vanessa, à Jade, à Antoine, à Ghislain, à Katia, à Gabrielle, à Muriel et à Richard. Ils sont étudiant au cégep ou travailleur ou parent à la maison ou retraité, homme ou femme, profession intellectuelle ou manuelle... j'apprécie cette diversité chez mes lecteurs!
 
La poète torontoise Beatriz Hausner et moi-même
Photo par Robert Brisebois, auteur et conférencier
Les séances de dédicaces sont aussi l'occasion de faire la connaissance d'autres écrivains de la Grenouillère, comme Beatriz Hausner (auteure de «Sew him up», un recueil de poésie traduit par Héloïse Duhaime et Patricia Godbout, paru sous le titre de «La couturière et l'homme-poupée» dans la collection Grandeurs de la poésie) et Alain Fisette (auteur de «Nymphos», un polar paru dans la collection Grenouille noire).

Au salon, j'étais également lectrice, bien sûr, et j'ai rencontré deux de mes auteurs favoris! Samedi, Suzanne Myre (j'ai lu tous ses recueils de nouvelles!) m'a dédicacé son dernier livre, «B.E.C.», un roman paru aux Éditions Marchand de feuilles. Dimanche, Dany Laferrière m'a dédicacé son livre «Un écrivain en pyjama», que j'ai lu l'an dernier et qui m'avait énormément plu.

Maintenant que le salon est terminé, je retourne à l'écriture de mon roman.

1 février 2014

Une bourse du CALQ pour mon projet de roman

Photo CDM: Élaine Nicol
Revoir les priorités 
J'ai commencé ce blogue en novembre 2012 après la sortie de mon recueil de nouvelles. Je ressentais le besoin de réfléchir à cette première expérience d'écriture. J'avais envie d'écrire autre chose que de la fiction en attendant de m'atteler à un nouveau projet de livre. Je me suis prise au jeu et j'ai eu beaucoup de plaisir à parler ici des sujets littéraires qui m'intéressaient.

Écrire un blogue est passionnant mais aussi très prenant. Pour moi, cela représentait environ une journée par semaine lorsque je publiais tous les samedis. Mais j'ai aimé cette contrainte. Cependant, en décembre 2013, j'ai réalisé que si je voulais vraiment travailler sur mon prochain livre, je devais revoir la répartition de mes projets d'écriture... Alors j'ai réduit le rythme des parutions à une par mois. J'hésitais encore, mais je me doutais qu'il faudrait revoir mes priorités un jour: choisir entre continuer d'écrire sur ce blogue ou écrire le roman que j'ai en tête.

Bourse de la Relève du CALQ
Le coup de pouce est venu en janvier: j'ai obtenu une bourse de la Relève du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour mon projet de roman! C'est très motivant de voir mon travail d'écriture reconnu et encouragé ainsi. Et j'ai maintenant un engagement à honorer: fournir un manuscrit en février 2016. La priorité des priorités est donc redevenue mon roman (quand je vous disais que j'aimais écrire avec des contraintes...).

Mon blogue mis sur pause
Ce blogue est donc mis sur pause. Je le reprendrai en 2016... Je continuerai à parler ponctuellement des événements spéciaux comme les salons du livre sur ma page Facebook.

Un très grand merci à tous ceux qui m'ont suivie sur ce blogue!  
  
P.S. Dans mon message précédent, je vous parlais du livre «Le passager», de Jean-Christophe Grangé. Vous pouvez la lire ma critique parue sur le site de Bible urbaine le 28 janvier: «Le passager de Jean-Christophe Grangé: un thriller efficace, mais un peu invraisemblable»

11 janvier 2014

Le plaisir de lire

Aujourd'hui, c'est une morne journée d'hiver qui incite à se caler au creux du canapé, dans le salon, un livre sur les genoux... Je termine «Le passager», un thriller haletant de près de 1000 pages de Jean-Christophe Grangé (Albin Michel, 2011 et Le livre de poche, 2013). Je vous en parlerai bientôt sur le site de «Bible urbaine».

Joven decadente, Ramon Casas (1899) via Wikimedia Commons

9 janvier 2014

Dix jours en cargo, d'Isabelle Miron

Dans le cadre du Club de lecture de la librairie Gallimard de Montréal et de notre participation au Festival du premier roman de Chambéry, j'ai lu et commenté le premier roman (ou récit?) d'Isabelle Miron, «Dix jours en cargo», paru chez Leméac.

Photo: Leméac
Isabelle Miron a déjà publié trois recueils de poésie, une expérience qui se perçoit dans ce premier roman sur la traversée de l’Atlantique en cargo d’une femme qui veut profiter de cette rupture de temps et d’espace pour commencer à écrire un roman.

«Un espace sans fond, invisible, hors des limites de mon hublot, un songe immense qui, peu à peu, m’absorbe.
Nous naviguons au seuil de la disparition.» p. 35-36

Ce court texte poétique, dont chaque chapitre correspond à une journée du voyage, est l’occasion pour la narratrice de réflexions sur l’écriture, son rapport au temps et sa liberté personnelle.

«Je veux retrouver en moi ce qui fait place au silence. C’est de là que doit venir l’écriture.» p. 76

C’est un récit sur la perte de repères nécessaire, et la désillusion qui l’accompagne, avant de commencer un nouveau projet. Si, à la fin du voyage, la jeune femme n’a toujours pas commencé son roman, elle s’y est cependant préparée.

«Plutôt qu’un dix jours d’entraînement en vue d’affronter une nouvelle réalité, le périple en mer nous fait désapprendre tout ce qui, en nous, relève du trop, du faux, du plein, pour nous jeter ensuite pieds nus dans la mêlée.» p. 105

Un texte très bien écrit et une lecture agréable, au rythme de l’eau.

(Compte-rendu de lecture paru le 8 janvier sur le blogue du Club de lecture de la librairie Gallimard de Montréal)