30 janvier 2016

Mission accomplie: roman terminé

Severin Keizer - Wikimedia
J'ai terminé d'écrire mon roman il y a trois semaines. Fin du marathon.

Je réfléchissais à mon histoire depuis 2013 en notant mes idées de personnages et d'intrigues dans les carnets qui ne me quittent jamais. La période d'écriture a réellement commencé en février 2015, quand j'ai pu travailler à temps partiel. J'ai terminé la rédaction avec une immersion intensive dans mon histoire pendant un mois en isolement total (à part deux petites interruptions pour Noël et le jour de l'An). J'étais en résidence d'écriture dans notre condo urbain, mon amoureux exilé au chalet (un exil proposé par lui-même et assez confortable).

J'ai envoyé mon manuscrit au Conseil des arts et des lettres du Québec le 18 janvier. Je vais le laisser reposer pendant quelques semaines, ainsi que mes neurones. Quand je relirai mon histoire, ce sera avec un œil neuf et je le réviserai une dernière fois avant d'envoyer mon manuscrit à mon éditeur (mais c'est une soumission, il n'y a pas de garantie de publication).

Hier, une collègue me demandait: «Quand sais-tu que ton roman est fini?» Bonne question!

Je sais que mon texte de fiction est terminé quand:
  • je le relis plusieurs semaines ou mois après l'avoir laissé de côté, et je le trouve encore intéressant et émouvant;
  • je n'ai (presque) plus envie de faire des corrections sur le style, c'est le moment de traquer les coquilles;
  • ET je me suis donné une date limite pour envoyer mon texte à l'éditeur, ou bien il y a une date limite imposée par une revue de nouvelles. J'ai donc une pression salutaire pour l'envoyer, sinon, je pourrais réécrire à l'infini.
La pression du temps est utile. La contrainte peut aider l'écriture, j'en ai parlé dans ma chronique «La contrainte qui donne des ailes», parue en avril 2013. La bourse de la relève du CALQ a joué ce rôle (entre autres). J'ai pu écrire un roman et j'ai aussi développé et compris mon processus d'écriture. La réalisation de ce projet a été intense (et parfois stressante), passionnante et très enrichissante. Une plongée en soi, comme je le disais après la publication de mon recueil de nouvelles, dans ma première chronique «Plonger en soi».