21 mai 2016

Une de mes nouvelles publiée dans un manuel scolaire

Ma nouvelle «L'entrevue d'embûche», parue dans la revue Moebius en 2014 (numéro 142, thème Ridicule), a été sélectionnée par les auteurs* du manuel de français langue seconde «À mots découverts (A-101), 2e édition, paru ce printemps aux Éditions CEC (Québec). Ce manuel publié à 7000 exemplaires est destiné aux étudiants des cégeps anglophones.


Un travail approfondi sur le texte
J'ai été emballée par l'exploitation qui pouvait être faite de ma nouvelle dans un contexte scolaire. En plus d'un travail approfondi sur l'analyse de texte, le vocabulaire et la grammaire, les auteurs font aussi réfléchir les étudiants sur le thème de la recherche d'emploi, ce qui rejoint mon domaine professionnel.

Petit bémol
Un petit bémol, cependant, par rapport à cette version de mon texte publiée chez CEC. En effet, l'éditeur a apporté des modifications dans les temps des verbes à la fin de la nouvelle, ce qui change la logique et la construction de mon récit. (Je me base sur la version disponible en ligne, soit l'extrait feuilletable du livre).

Dans mon texte d'origine (publié par Moebius), la narration au présent est utilisée au début et à la fin de la nouvelle, c'est la même scène se déroulant dans un café. Entre ces deux parties, se trouve une narration au passé, un souvenir évoqué par le personnage principal.

Dans la version de CEC, la fin a été mise au passé (ce qui a été une surprise pour moi)... Hmm, est-ce encore la même histoire? Je n'en suis pas certaine...

(*Louise Archambault, Laurent Duval, Lyane Henrichon et Maria Popica.)

14 mai 2016

Trois nouvelles publiées dans la revue Moebius

Pendant la période où je travaillais sur mon roman, j'ai écrit trois nouvelles parues dans les numéros 140, 142 et 145 de la revue littéraire Moebius, qui publie quatre fois par an des numéros thématiques. L'écriture de ces nouvelles m'a aidée à amorcer le travail sur mon roman en explorant un thème, une technique ou un personnage.

«Tous les éléments d'un double drame sont mis en place avec une remarquable économie de moyens», peut-on lire dans la revue Brèves littéraires (No 89) à propos de ma nouvelle «Point de vue», parue dans le numéro thématique Phobies. Un des personnages (Chloé) était déjà apparu dans une nouvelle de mon recueil Visite la nuit («Avenirs incertains») et apparaît à nouveau dans la nouvelle «L'entrevue d'embûche» (qui est la suite de la nouvelle «Point de vue»...), parue dans le numéro thématique Ridicule. Un peu comme si j'écrivais en feuilleton...

Ma nouvelle «L'entrevue d'embûche» est aussi publiée dans un manuel d’enseignement du français langue seconde au Québec. J'en parlerai dans ma prochaine chronique.

Ma troisième nouvelle, «L'écume des saisons» (parue dans le numéro Comme il vous plaira), a connu plusieurs versions depuis son écriture en 2011. D'abord réaliste, elle a évolué petit à petit vers un mode onirique. L'écrivaine et blogueuse littéraire Dominique Blondeau la qualifie d'«histoire lunaire» (voir plus bas l'extrait de son commentaire et le lien vers son blogue).

Nouvelle: «Point de vue»
Nouvelle: «L'entrevue d'embûche»

Nouvelle: «L'écume des saisons»
Dominique Blondeau a écrit sur son blogue Ma page littéraire un article, Le corps dans tous ses états, sur le numéro Comme il vous plaira. Voici ce qu'elle pense de ma nouvelle «L'écume des saisons»:

Le cœur vacille, la mémoire se corrompt. Cela suffit à rédiger une histoire lunaire comme celle de Caroline Legouix, L'écume des saisons. (...)
En quelques pages, l'auteure a su dénouer un début de tragédie en une rafraichissante pichenette vers la nouvelle de Natalie Jean (...).

7 mai 2016

La relecture au plumeau

J'ai terminé dimanche dernier la relecture de mon roman. Je l'avais laissé reposer depuis janvier et, fin mars, j'ai repris le collier pour une relecture approfondie avant d'envoyer le manuscrit à mon éditeur.

Ce que je ressens est un peu ambivalent: à la fois soulagement, joie et fierté d'être arrivée au bout de mon projet, mais aussi des questions comme «cela va-t-il plaire à mon éditeur?» et, enfin, un certain vide (ou nostalgie) de ne plus vivre avec mes personnages au quotidien. J'explorerai cela et vous en parlerai plus tard...

Par Mzelle Laure - Wikimedia*
Le titre de cette chronique est emprunté à Jean Guénot, auteur de «Écrire, guide pratique de l'écrivain», un livre qui m'a accompagnée lors de mes premiers pas en écriture, il y a quelques années.

Jean Guénot parle de la lecture au sabre, à la colle (le livre date d'avant l'époque des ordinateurs personnels..., mais si les outils des écrivains ont évolué, les conseils restent pertinents) et au plumeau.

J'aime bien ces images qui illustrent la nécessité de commencer par le gros œuvre dans un texte (les défauts de structure, de cohérence, etc.) et ensuite de raffiner le niveau de lecture en allant de plus en plus vers les détails (les coquilles, l'orthographe, la ponctuation, le style, etc.).

Jean Guénot explique pour la relecture au plumeau: «Ce n'est pas une relecture de création, mais une vérification minutieuse du texte, à la façon dont on époussette les objets rares.» (p. 51)

J’utilise aussi les images de tamis de plus en plus fins à travers lesquels je passe mon texte. Je relis tant que je trouve des scories dans mes tamis. Et comme il est difficile de se concentrer sur tous les aspects du texte en même temps, certaines relectures portent sur des points précis comme les dialogues, la ponctuation, les verbes, etc.

Évidemment, en cas de publication, ce travail doit être complété par une relecture par un réviseur professionnel. L'Association canadienne des réviseurs présente un document intéressant: Les principes directeurs en révision professionnelle.

*Photo du plumeau par Mzelle Laure — Travail personnel, CC BY 2.5 https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1738877