22 octobre 2016

Corpuscule Danse et le projet Quadriptyque


J'ai suivi intensivement (il y a longtemps) des cours de danse contemporaine avec les professeurs Marcie Rappoport et Peter Goss, ainsi que des cours de danse classique. Je rêvais de devenir danseuse dans une compagnie comme celle de Pina Bausch, mais j'ai arrêté la danse à cause d'une sciatique récidivante. Je me suis alors tournée vers mon plan B: mes études universitaires en psychologie.

Photo de l'affiche du film «Pina», de Wim Wenders
Mon intérêt pour la danse explique pourquoi certains de mes personnages de nouvelles (Ève dans Vertiges de l'amour) et de mon roman (à nouveau Ève et Lilou) sont acrobates ou danseurs. La danse fait partie de mon univers personnel et j'aime les spectacles de danse (ou de cirque ayant des numéros chorégraphiés). De plus, je vous le dis en confidence, je danse toute seule dans mon salon en écoutant de la musique et, la nuit, je rêve parfois que je danse dans les airs!

Corpuscule Danse et la danse intégrée
J'ai découvert l'existence de la danse intégrée (réunissant des danseurs avec et sans limitations physiques) lorsque je faisais des recherches sur Internet, au début de l'année 2015, pour valider certains choix dans le roman que j'écrivais. Je connaissais les athlètes ayant des handicaps, mais je ne savais pas ce qu'il en était dans le monde des arts.

Lilou (un personnage déjà apparu dans une nouvelle de mon recueil «Visite la nuit») est amputée d'une jambe. Dans mon roman, je souhaitais au départ qu'elle devienne acrobate dans un spectacle multidisciplinaire (en fait, elle est devenue danseuse au fil de l'écriture).

Alors, pour vérifier, j'ai surfé sur la toile et trouvé le récit d'une danseuse amputée après l'attentat du marathon de Boston et qui a recommencé à danser. Ensuite, j'ai découvert avec intérêt le site de la Candoco Dance Company, à Londres. Puis je suis arrivée sur le site de la compagnie de danse montréalaise Corpuscule Danse, dirigée par France Geoffroy, une danseuse, chorégraphe et enseignante en fauteuil roulant.

J'avais donc trouvé la réponse à ma question. Lilou, mon personnage, pouvait intégrer une compagnie multidisciplinaire ou de danse. Mais je venais aussi de découvrir que France Geoffroy, la directrice de Corpuscule Danse, donnait des cours de danse intégrée dont le rythme était adapté à mes capacités. J'ai donc repris la danse en 2015, après plus de 30 ans d'interruption!

Le projet Quadriptyque
Le projet Quadriptyque est un projet de recherche de Corpuscule Danse dont le but est (en résumé):
  • de mener une réflexion approfondie sur la danse intégrée;
  • d'ouvrir un dialogue entre danseurs avec ou sans handicap, les chorégraphes et le public;
  • de développer un outil pédagogique;
  • de suivre 4 chorégraphes et 7 interprètes durant le processus de création.
On peut suivre le projet sur la plateforme web interactive. Des spectacles seront présentés en public (la première représentation a eu lieu hier soir) et diffusés en direct sur la plateforme web.

France Geoffroy a fait appel aux chorégraphes Deborah Dunn, Dave Saint-Pierre, Sarah-Ève Grant et Lucie Grégoire, ainsi qu'aux interprètes Roya Hosini, Marie-Hélène Bellavance, Thomas Casey, Maxime D-Pomerleau, Joannie Douville et Georges-Nicolas Tremblay. Vous pourrez en apprendre plus sur eux et la démarche en consultant le site web du projet et la page Facebook de Quadriptyque

15 octobre 2016

Bob Dylan, prix Nobel de littérature 2016

Pour la première fois depuis la création des prix Nobel, le Nobel de littérature est attribué à un auteur-compositeur-interprète: le mythique Bob Dylan.

De Dylan, je connais plus la voix nasillarde accompagnée de la guitare et de l'harmonica que ses textes poétiques. Je le connais plus pour sa relation artistique avec Joan Baez, une auteure-compositrice-interprète que j'ai écoutée dans les années 70, notamment lors de son engagement contre la guerre du Vietnam.

Le prix Nobel de littérature qui vient de lui être attribué m'incite à le découvrir. L'article du Nouvel Observateur: «25 chansons de Bob Dylan qui méritaient bien un Nobel» me semble une bonne entrée en matière. Ensuite, le livre Bob Dylan la totale, de Philippe Margotin et Jean-Michel Guesdon, paru aux Éditions du Chêne, devrait répondre à toutes mes questions!

Ce qui m'intéresse aussi, dans ce prix Nobel, c'est la reconnaissance littéraire de la chanson. «Le Nobel remis à Dylan ravit les uns et scandalise les autres» peut-on lire dans le journal La Presse. En effet, certains ont écrit (mais je ne sais plus où je l'ai lu) que la chanson serait un art mineur (Gainsbourg lui-même l'a affirmé, mais il aimait provoquer...). C'est un vain débat! Je pense qu'il n'y a pas d'art majeur ou mineur, il y a l'art dans différents domaines, c'est tout.

J'aime les chansons. Dans ma chronique «Comme des silences dans la musique 3/3», j'en ai parlé pour illustrer mon goût pour la poésie. Et dans le livre que je viens d'écrire, des chansons font partie de l'histoire. Elles m'ont inspirée, elles accompagnent les personnages. Alors je comprends le choix du prix Nobel de littérature 2016.

8 octobre 2016

Tricoter pour se relaxer les neurones

Mon blogue est ciblé sur la littérature, alors forcément, j'ai tendance à ne parler que de ce que je lis, j'écris, etc. Lire et écrire sont des activités importantes dans ma vie, mais ce ne sont pas les seules qui me procurent du plaisir, me détendent et me ressourcent. Il y a également les loisirs créatifs (la couture, le crochet, le tricot, les perles) et les activités physiques (la randonnée à pied ou à vélo, la danse et depuis peu, le mime).

Il y a quelques mois, j'ai ressorti mes aiguilles à tricoter. Elles ont passé 16 ans dans un tiroir, celui d'une petite table ancienne que j'utilisais en France pour installer ma machine à coudre. Elles y étaient lorsqu'elles ont traversé l'Atlantique en 2000, lorsque je suis venue m'installer au Québec, et n'avaient pas été utilisées depuis. Je ne suis pas une experte au crochet ou au tricot, mais j'avais eu l'occasion de réaliser quelques projets pour les enfants et surtout leurs poupées ou peluches (si vous désirez mon modèle de sac de couchage au crochet pour poupée Barbie, n'hésitez pas à me le demander!)

Femme portant un snood et un bonnet - Photo: La Maison tricotée
Choisir la laine selon la couleur et sa texture, créer un vêtement ou un accessoire que l'on porte ensuite est un plaisir très concret. Pour l'instant, j'en suis aux écharpes, snoods, couvertures et châles, mais j'espère progresser rapidement grâce aux cours des excellentes professeures de La Maison tricotée, à Montréal.

Tricoter, c'est comme faire du yoga mental. Ça me repose. Il y a un rythme qui s'installe avec les aiguilles, je dois me concentrer suffisamment pour ne pas me tromper, mais c'est une activité qui laisse la place au vagabondage d'idées. Quand je tricote, je me pose moins de questions que lorsque j'écris, cela relaxe mes neurones.

1 octobre 2016

Des Rives d'écrivains à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

Dans le cadres des Journées de la culture 2016, l'événement «Des rives d'écrivains» (organisé par La Farandole des arts visuels et l'Association des auteurs des Laurentides) se tient toute la fin de semaine à Sainte-Marguerite-du-Lac Masson, dans les Laurentides. Voici quelques photos prises aujourd'hui.


Photo par Roxane Turcotte
Line Legault, Roxane Turcotte et moi (photo R. Turcotte)
Artistes peintres et auteurs réunis au Parc Masson
Le groupe vocal Singin' Rendez-vous