20 novembre 2016

Salon du livre de Montréal 2016

Cette année, pour la 4e fois depuis la publication de mon recueil de nouvelles «Visite la nuit» en 2012, j'étais au Salon du livre de Montréal au stand des Éditions de La Grenouillère.

J'aime toujours autant l'ambiance fébrile et les livres à profusion. Participer au Salon du livre fait partie des «tâches» que j'apprécie dans mon métier d'auteure. De nature enthousiaste, je ne suis pas près de me lasser de cette occasion de rencontrer des personnes qui partagent le même intérêt que moi!

Stand des Éditions de La Grenouillère, 20/11, SLM 2016
... surtout quand je me retrouve en si bonne compagnie à la table de signature! J'ai fait la connaissance de la poète Geneviève Morin, dont le recueil de poèmes, «Gâteaux glacés», est paru cet automne à La Grenouillère.

Avec Geneviève Morin, 19/11, SLM 2016
Merci aux personnes rencontrées et à qui j'ai dédicacé mon livre!: Marie-Josée (chercheure dans le domaine des mauvaises herbes), Serge (aux beaux bijoux en forme de scarabées de chez SCARO), Audrey (qui écrit déjà et ira étudier l'an prochain en littérature au cégep), Isabelle et Thierry (de Normandie!), la sœur d'Yvette (qui va recevoir mon recueil pour sa fête), Catherine (professeure à l'Université de Montréal, nous sommes voisines...), Catherine Redelsperger (auteure française), et Claude-Emmanuelle Yance, nouvelliste et romancière reconnue (que l'on aperçoit sur la première photo de cette chronique, Madame Yance était en séance de signature sur le stand de Lévesque Éditeur).

Merci Darnly et Nathalie d'être passées me voir :-).

Mes acquisitions au Salon du livre:
«Gâteaux glacés», poèmes, Geneviève Morin, Éditions de la Grenouillère
«Un été à Provincetown», roman, Caroline Vu, Éditions Pleine Lune
«Le livre des plages», poèmes et récits, Louis-Philippe Hébert, Éditions de la Grenouillère

Je vous parlerai de ces livres prochainement. Ce soir, je commence «Un été à Provincetown».

13 novembre 2016

Une femme à Berlin: écrire pour rester vivante

Le samedi 5 novembre, je suis allée voir la pièce «Une femme à Berlin», au théâtre Espace Go. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, n'ayant pas lu les critiques de la pièce (volontairement, car je souhaitais éviter les divulgâcheurs!). En réservant mes billets, j'avais parcouru rapidement la description de la pièce, appris que l'auteure (longtemps restée anonyme) était une journaliste allemande du nom de Marta Hillers et j'avais aperçu le livre dans une librairie. Je me doutais que le sujet serait grave.


Cependant, naïvement sans doute, j'imaginais un texte sur un ton journalistique relatant les événements historiques dont Marta Hillers avait été témoin. Je m'étais trompée. Ce journal écrit avec beaucoup de sobriété, presque sous forme de constat, nous plonge dans l'intimité d'une femme luttant pour survivre au moment de l'arrivée de l'Armée rouge à Berlin, en avril 1945.

Ce récit est absolument poignant. Pendant toute la pièce, je suis restée le souffle coupé, le cœur serré, le ventre noué. Et je n'étais pas la seule, comme en témoignait la salle concentrée et silencieuse.

Quatre femmes sur scène, toutes Marta Hillers (et en même temps toutes les Berlinoises), récitent, ou plutôt incarnent le journal. La mise en scène sobre laisse beaucoup de place à l'expression personnelle de chaque actrice et au récit au «Je».

Les dates du journal sont précisées. Cette information chronologique, factuelle et objective, nous donne l'impression que c'est la seule donnée saine et censée à laquelle se raccrocher entre les descriptions des viols répétés jour après jour par des soldats et officiers russes et de la faim qui tenaille, le seul objectif pour Marta Hillers étant de survivre.

Il y a deux jours, nous célébrions le jour du Souvenir. Aujourd'hui, la France commémore les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Les livres et les commémorations jouent un rôle similaire et nous permettent de ne pas oublier. Je vais me laisser un peu de temps avant de me replonger dans ce témoignage en lisant «Une femme à Berlin». Je le ferai, cela me semble essentiel. Toutes les Marta Hillers qui écrivent pour rester vivantes le sont encore un peu à chacune des lectures de leurs œuvres.

La femme de Berlin, Espace Go
Adaptation: Jean Marc Dalpé
Mise en scène: Brigitte Haentjens
Interprètes: Evelyne de la Chenelière, Sophie Desmarais, Louise Laprade, Évelyne Rompré, Frédéric Lavallée