30 décembre 2017

Le succès des listes de fin d'année

Chaque fin d'année est l'occasion pour les médias de faire des bilans culturels, sociaux et politiques en forme de listes. Pour beaucoup d'entre nous, le début d'une nouvelle année est aussi le moment de faire des listes de bonnes intentions.


Dans le domaine littéraire, le roman de Grégoire Deloncourt, «La liste de mes envies» (Jean-Claude Lattès, 2012) a sans doute entretenu l'intérêt général pour les listes. Traduit dans une trentaine de langues, ce livre a été adapté au cinéma et au théâtre.

Je l'ai inscrit sur ma liste de livres à lire...

Des listes pour se dégager du superflu
Dominique Loreau, auteure de «L'art des listes: simplifier, organiser, enrichir sa vie» (Marabout), parle de l'avantage des listes dans l'article «Essayez les listes», paru sur le site Psychologies.com:

«Les listes font partie de notre vie de tous les jours et nous apportent un support indispensable. Que ce soit pour faire table rase avant de mieux repartir dans la course du quotidien ou pour entreprendre un travail de fond sur le sens de sa vie, j’ai découvert qu’elles constituent l’un des moyens les plus efficaces et les plus accessibles de se libérer intérieurement. Une fois qu’on les a écrites, les activités à accomplir semblent moins pesantes, notre esprit moins surchargé. Il suffit de se constituer un carnet de listes et de rédiger des inventaires.»

Des listes culturelles
L'article de Catherine Lalonde, paru il y a quelques jours dans Le Devoir, pose la question: «Pourquoi aimons-nous tant les listes?», à propos des tops qui se multiplient en fin d'année:

«À cheval entre conseil culturel et consommation, les tops répondent bien à notre vision actuelle de la culture, qui n’échappe pas à sa portée commerciale. Ils nous pistent vers le meilleur, peut-être vers le choc esthétique, en évitant les poches d’air, les ennuis, les navets et tous les «mouais, c’est ordinaire» qui viennent avec la fréquentation régulière d’un art», écrit la journaliste.

Depuis que j'écris régulièrement, j'ai l'habitude de prendre des notes. Quand je lis les journaux, j'ai à portée de main un carnet pour noter les idées de livres, de musiques ou de sorties qui m'intéressent. Je consulte les tops de fin d'année dans les médias. Ils me permettent de récapituler les nouveautés culturelles de l'année et de rattraper des informations que je n'aurais pas vu passer.

Quelques suggestions de tops 2017


Des listes pour le plaisir
Les listes ont un côté pratique, pour ne pas oublier... Au travail (les tâches dans Outlook), pour faire les courses (écrites sur un bout de papier), mais jamais pendant les vacances! Lors de projets importants, j'utilise Excel. Pour le quotidien, ce que je préfère, c'est mon calendrier sous-main en papier sur mon bureau à la maison, en bas duquel il y a une section «À faire». C'est bien suffisant.

Je constitue aussi des listes pour le plaisir, depuis quelque temps. Des listes de mes livres favoris, films, séries ou lieux favoris. Faire une liste fait remonter de bons souvenirs qui étaient enfouis sous des informations moins intéressantes. Cela me fait prendre conscience de la valeur que j'attache à une œuvre et cela développe le plaisir de ce rappel. Un peu comme lorsque je fais le tri dans mes photos préférées pour les mettre dans un cadre ou un album. Ce sont des souvenirs spéciaux qui me font du bien.

Dans ma prochaine chronique, je vous présenterai mon top 10 de lectures de 2017 (une de plus, en cette fin d'année ;-).